2011 l’ann??e des applications mobiles d’entreprise

La demande est là

Deux titres de la presse informatique de ce matin (lundi 7 février 2011) :

« Le parc actif multimédia mobile compte 27,8 millions d’abonnés, soit 46,2 % du parc total. Un taux d’adoption rapide qui devrait faire majoritairement basculer le marché des mobiles sur les smartphones en 2011. 

« Les applications métiers, quant à elles, qui représentent environ 20% des applications mobiles professionnelles, rentrent clairement dans le cadre d’un projet de mobilité complexe et réclament plus de compétences et d’expertise. »

Après une première vague d’applications grand public, commercialisées au travers des différents magasins en ligne (AppStore, Android Market,…), les applications métiers passent en 2011 à la mobilité. Même si beaucoup de progrès reste à faire, les conditions sont réunies pour franchir une nouvelle étape dans l’évolution rapide des systèmes d’information :

  • disponibilité de réseaux rapides (Wifi, 3G)
  • périphériques d’une puissance suffisante (commercialisation des premiers mobiles à processeur multi-cœurs)
  • concurrence de plusieurs acteurs de poids (Google challenge désormais Apple avec Android)
  • demande des utilisateurs habitués à l’usage privé

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– Présentation des premiers modèles de tablettes🙂 –

    Fragmentation des environnements de développement

    Demeure un écueil de taille : la grande fragmentation des environnements de développement. Aujourd’hui chaque plateforme propose son SDK, voire son langage de programmation. Aucune compatibilité entre une application iPhone et une application Android. Pire, plusieurs versions d’Android, plusieurs tailles d’écran : un véritable casse-tête et un coût rédhibitoire pour la majorité des entreprises !

    Se référer à cet article de Wikipedia : Mobile application development et au dossier du Monde Informatique cité plus haut.

    Quelle solution adopter pour une entreprise cherchant à se doter d’un module applicatif mobile ?

    Un ensemble de technologies émerge aujourd’hui comme solution tout-terrain : la combinaison html-JavaScript-CSS appliquée au développement de ce qu’on appelle les WebApps, des applications s’exécutant dans le contexte du navigateur. 

    J’ai couvert ce sujet dans le cadre d’une Note Technique à paraître pour l’éditeur 4D SAS. Mentionnons simplement ici l’éditeur Sencha qui propose aujourd’hui avec Sencha Touch (Mobile JavaScript Framework) ce qui semble être l’environnement de développement JavaScript pour mobiles le plus évolué, mais au prix d’un apprentissage assez délicat. Cette combinaison de technologies Web figure également dans la stratégie adoptée par RIM pour le développement sur Blackberry avec la plateforme WebWorks.

    Cependant, pour de multiples raisons que je ne développerai pas ici, la demande pour des applications natives demeure importante. Un certain nombre de fournisseurs (PhoneGap, Appcelerator,…) s’emploient avec un succès grandissant à proposer des compléments aux WebApps permettant de conserver l’approche html-JavaScript-CSS mais en s’affranchissant du navigateur.

    Plateforme Flex

    Deux acteurs (à ma connaissance) défrichent une autre voie au travers de la plateforme Flex :

    • Elips Studio de la société OpenPlug, rachetée fin 2010 par Alcatel Lucent, produit déjà commercialisé

    Elipsstudioplatforms

    Tourdeflex

    Je vais consacrer quelques articles à présenter ces deux produits et les premiers tests que j’ai pu réaliser avec ces technologies très prometteuses.

    Pourquoi Flex ?

    Dans mon cas, il s’agit d’une continuité technologique : j’ai commencé à rechercher une solution professionelle efficace pour développer des modules applicatifs Web dès le début des années 2000. Après quelques expériences un peu éprouvantes avec Flash, l’arrivée de Flex 2 en 2006 a apporté une dimension réellement professionnelle aux applications web métiers (les fameuses RIA).

    Connaissant déjà l’environnement Flex sur lequel j’assure des formations, il est naturel de chercher à tirer parti de mon expérience pour  l’étendre au contexte nouveau du développement d’applications mobiles. Et mes premiers essais dans cette nouvelle voie s’avèrent complètement à la hauteur des mes espérances : au travers des deux offres citées plus haut, ma connaissance de l’environnement Flex s’est appliquée rapidement à la réalisation d’applications iPhone et Android !

    Je pense qu’au-delà de ce premier segment de marché, les développeurs Flex existants, cette solution technologique séduira également des développeurs d’applications métiers qui recherchent une plateforme robuste, puissante, complète pour le développement de ce qu’Adobe nomme les applications multi-screen.

    Multiscreen-200

    Le futur nous donnera la réponse. Notons néanmoins que pour sa tablette Playbook, RIM, à côté de la plateforme de développement html-JavaScript évoquée plus haut, a également choisi de supporter un SDK dédiée à Adobe AIR.

    En attendant, découvrons ces outils dans les articles suivants au travers de proof of concepts !


     

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